“Problèmes de riches” : Roselyne Bachelot s’emporte contre l’industrie du cinéma français

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Au micro de France Inter ce mercredi 12 mai, la ministre de la Culture s’est prononcée sur la réouverture prochaines des cinémas et leur accessibilité tout en taclant l’industrie cinématographique française.

Ce mercredi 12 mai, la ministre de la Culture Roselyne Bachelot était de passage à la matinale de France Inter pour discuter la réouverture des salles le 19 mai prochain. Au micro de l’émission de Nicolas Demorand et Léa Salamé, elle s’est exprimée sur les conditions de cette reprise : “On rouvre, 800 personnes en intérieur, 1 000 en extérieur, des jauges de 35%, tout ça va durer jusqu’au 8 juin. Dans ce modèle résilient, on peut à tout moment rallonger une période ou la rétrécir, pour éviter le stop and go, qui est absolument mortifère.”

Malgré cette incertitude, la ministre s’est montrée très optimiste quant aux conditions du protocole sanitaire de ce “modèle résilient” et à l’envie du public de retourner dans les salles de cinémas et les autres lieux de culture : Les gens aspirent à retourner au cinéma, au théâtre, dans les festivals, qui sont si importants”, rapporte Allociné de l’entretien de Roselyne Bachelot.

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“Problèmes de riches”

Malgré les signes encourageants, la ministre de la Culture s’est fendue d’un coup de gueule à l’encontre de l’industrie du cinéma français, craintive face à l’embouteillage de sorties de films qui se profile. Elle a tenu à rappeler que si la France était l’un des seuls pays européens à bénéficier d’une industrie cinématographique forte et bien portante, c’est parce que le secteur est “puissamment aidé” par l’Etat avant d’ajouter : “Que n’eut-on pas dit si nous n’avions pas de films à montrer aux spectateurs ?”

Pour elle, cet embouteillage de 150 films français et 250 films étrangers non-sortis en raison de la pandémie n’est pas une fatalité mais un avantage sur nos voisins : “Ça a été possible car j’ai autorisé les tournages et qu’on a puissamment épaulé l’industrie avec les aides du CNC. Donc réjouissons-nous ! On a un peu des problèmes de riches dans cette affaire”, s’est-elle emportée au micro de France Inter.

Et après ?

Si elle convient que le public sera dans l’incapacité de rattraper l’intégralité des 150 films qui attendent d’être projetés en salle, elle prévoit une embellie pour le cinéma français : “Les blockbusters américains ne vont pas apparaître sur les écrans avant la rentrée. Donc, on a vraiment trois mois qui vont nous permettre de montrer des films français. C’est une opportunité.”

Elle a par ailleurs tenu à rappeler certains points : “Les acteurs ont tourné, les techniciens ont été payés, c’est très important. Il y a un certain nombre de choses qui sont en route, l’autorité de la concurrence a permis de déroger aux règles habituelles pour que des ententes soient faites sur la distribution des films, les professionnels sont en train de regarder cela.”

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