“L’Événement”, “Suprêmes”, “House of Gucci” : voici les films de la semaine

Il y a 2 semaines 23

Découvrez sans plus attendre toutes nos critiques des sorties cinéma de la semaine.

Cette semaine, gros plan sur le cinéma français avec le nouveau film d’Audrey Diwan, Lion d’or à Venise en septembre dernier, mais aussi la sortie de Suprêmes, sur les origines d’un des plus grands groupes de rap français, par Audrey Estrougo.

La jeunesse, qu’il s’agisse de celle de 1960, de 1990, ou d’aujourd’hui, se raconte sur grand écran !

L’Événement d’Audrey Diwan 

Adapté du texte éponyme d’Annie Ernaux qui décrivait son avortement clandestin dans la France des années 1960, le film est lui aussi dans le détail, la décomposition d’un événement et de ses répercussions sur la vie et le corps d’Anne, étudiante en lettres qui se rêve romancière.

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Suprêmes d’Audrey Estrougo 

À l’instar de Joey Starr et Kool Shen, qui doivent toujours faire comprendre à leurs managers successifs que NTM ne peut pas les starifier en faisant l’économie du crew, tout débordant soit-il (30 potes), Estrougo s’attache à mettre ce groupe au centre et à capter dans chaque scène une énergie collective faite de confrontations incessantes, de provocations, de conciliations, de jeux de regard et de corps, souvent filmée en quasi-plan-séquence, donc en mettant la barre forcément haut en termes de direction d’acteurs et de rythme.

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Au crépuscule de Sharuna Bartas 

Si la ligne narrative d’Au crépuscule épouse celle d’un film de résistance traditionnel (les héros sont soumis à deux grands conflits (la traque obstinée de l’envahisseur et les soupçons de trahison permanents au sein même du corps résistant), la caméra de Bartas se veut plus abstraite et scrute essentiellement les atmosphères dévitalisées des lieux.

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Encanto, la fantastique famille Madrigal de Byron Howard :

L’intrigue vient plutôt plaquer sur les montagnes colombiennes un schéma de conte cruel à la Grimm ou Andersen : née dans une famille dont chaque membre est doué de pouvoirs magiques, une jeune fille nommée Mirabel est la seule à n’en posséder aucun.

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House of Gucci de Ridley Scott

Glissant laborieusement le long des décennies, Ridley Scott se rêve en cinéaste italianisant qui réalise sa grande saga familiale aux effluves shakespeariennes : mais seulement en rêve, tant House of Gucci évoque davantage les rebondissements à répétition d’une série comme Dallas qu’une grande forme opératique qui métaphoriserait un d’âge d’or du capitalisme.

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De son vivant d’Emmanuelle Bercot 

De son vivant ambitionne de raconter l’irracontable, l’innommable, soit la survie d’une mère (Catherine Deneuve) à la mort programmée de son fils (Benoît Magimel), atteint d’un cancer incurable et dont le reste de vie est partagé entre l’hôpital et les cours de théâtre qu’il donne à de jeunes comédien·nes, à qui il vante les vertus d’un art de jouer fait d’imperfections – là aussi, les scènes sont d’un cliché assez embarrassant.

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