M le mag La première fois que « Le Monde » a écrit...

Chronique

Samuel Blumenfeld

Une version restaurée de « Rocky » sort le 24 novembre au cinéma. Le long-métrage, qui avait obtenu l’Oscar du meilleur film, avait été alors l’objet d’une critique dans « Le Monde ». Parue le 4 avril 1977, elle mentionnait l’acteur Sylvester Stallone pour la première fois dans le journal.

Publié aujourd’hui à 17h00 Temps de Lecture 5 min.

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Sylvester Stallone, lors du tournage du film « Rocky Balboa », sixième épisode de la saga, le 3 décembre 2005, à Las Vegas. Sylvester Stallone, lors du tournage du film « Rocky Balboa », sixième épisode de la saga, le 3 décembre 2005, à Las Vegas.

Rocky fait son retour au cinéma le 24 novembre, en version restaurée. Son interprète, Sylvester Stallone, a, lui, fait son entrée dans Le Monde il y a près de quarante-cinq ans, le 4 avril 1977. L’acteur y apparaît pour la première fois et en toute majesté à l’occasion de la sortie de Rocky, de John G. Avildsen. Il y tient le rôle-titre et signe également le scénario. Le film est sorti en novembre 1976 aux Etats-Unis en catimini, car Stallone était loin d’être une star à l’époque.

« Puissant, divertissant, efficace : “Rocky” mérite amplement son succès. Fasse le ciel que le cinéma français produise de temps en temps un film de ce genre. » Le journaliste Jean de Baroncelli en 1977

Depuis la fin des années 1960, l’acteur était cantonné aux rôles de figuration. Le succès est énorme. Fin janvier 1977, il prend, la tête du box-office américain et est couronné en mars de l’Oscar du meilleur film. Le Monde, sous la plume de Jean de Baroncelli, saisit d’emblée le rapprochement entre le personnage d’un boxeur en bout de course qui se voit offrir la chance de défier le champion du monde des poids lourds et celui de Stallone, acteur de deuxième catégorie.

« Stallone est aujourd’hui célèbre, constate le journaliste. Fiction et réalité mêlées, son film illustre de façon exemplaire le mythe américain de la réussite à la portée de tous. » Et Baroncelli de conclure : « Puissant, divertissant, efficace : Rocky mérite amplement son succès. Fasse le ciel que le cinéma français produise de temps en temps un film de ce genre. »

« Rocky III » avec des pincettes

Après Rocky, la carrière de Sylvester Stallone ne sera pas suivie avec rigueur par le quotidien. Certes, dans l’édition du 6 octobre 1978, Jean de Baroncelli salue la performance de l’acteur américain en syndicaliste inspiré de Jimmy Hoffa, dans F.I.S.T., de Norman Jewison, mais le premier passage de Stallone derrière la caméra, en 1978, avec le très réussi La Taverne de l’enfer, passe inaperçu dans les colonnes du quotidien.

Rocky III : l’œil du tigre est traité avec des pincettes par Jacques Siclier, le 4 février 1983, qui estime que Stallone « n’est pas un très bon acteur et [qu’il] n’est pas très beau ». Le silence prévaut de nouveau lorsque sort, en mars 1983, Rambo, de Ted Kotcheff, où Stallone endosse pour la première fois, et de manière bouleversante, le costume du vétéran du Vietnam incapable de trouver sa place une fois retourné à la vie civile. Le Monde passe à côté du phénomène Stallone.

« Rambo, derrière les apparences de “super-show”, n’est pas tout à fait gratuit. L’Amérique prend le monde entier à témoin de son innocence. » Louis Marcorelles en 1985

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